Hervé Martin, Métamorphose du chemin, Eclats d’Encre, 60 pages, Le Mesnil le Roi, 12 €.


Hervé Martin ne va pas par quatre chemins : il suit le sien. Sans ambages ou fioritures. Sans lyrisme ou faconde abusive. Son dernier recueil est un petit carnet de silence où il se sert plus de sa vie qu’il ne parle de lui. Cette menée personnelle devient une manière de revisiter le quotidien du monde et de lui-même - d’où le titre de « Métamorphose ». Il ne cherche ni à prouver, ni à démontrer : il avance - d’où aussi le mot de « chemin ».

La poésie est déshabillée de tout cliché, de tous les vocabulaires trop riches ou encombrants. Les poèmes ne bavardent pas : ils prennent racine dans la Parole profonde - à savoir celle qui se prononce dans la solitude. Marcheur, Hervé Martin reste scrutateur de visages et de paysages. De merveilleux nuages aussi. Ce vagabond sait s’émerveiller de rencontres comme du presque rien et jusqu’à « la palpitation de nos veines ».

Certes, en avançant, le chemin s’obscurcit, le pas se fait hésitant. Néanmoins le poète persiste et signe. Il tient devant des réalités qui demeurent ouvertes. Serti des questions les plus vives le mouvement demeure. Qu’importe donc si les jours - comptés de plus en plus mais jamais au plus juste - se couvrent de brume. Et si tout oblige à se plier c’est encore à de nouvelles perspectives. Depuis le premier pas franchi il en va ainsi de la vie. L’auteur devient le messager de ses détours ouverts aux découvertes et aux tribulations. Qu’importe si l’enjeu se diversifie au fur et à mesure de la distance à parcourir.


Jean-Paul Gavard-Perret

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Métamorphose du chemin, Hervé Martin, Éclats d’encre


Quand on parcourt un chemin, on est amené à se poser la question « où mène-t-il » ? Hervé Martin emprunte des chemins, tel un marcheur, et les « pas questionnent ». En observant la nature, il parvient à un dialogue intérieur. Dans la nature, on marche aux côtés de ce qui gît au plus profond de nous. Chacun va sur « son » chemin en quête de son histoire. Cela commence par l’enfance et le pays natal. Puis, avance avec le temps. On poursuit le chemin près de l’autre et avec la mémoire, « l’ombre / de ceux qui nous accompagnent ». Le chemin, c’est aussi « le mystère des choses simples » de ces paysages qui nous entourent. Parfois, on se retrouve « seul / devant l’immensité du ciel ». Mais tout compte fait, sur ce chemin de la vie, « des hommes qui passent », la roue tourne : « c’est moi à présent […] qui surveille les signes / d’une éclaircie possible ». Les lieux et la mémoire ont leur importance dans ce recueil d’Hervé Martin. Sa poésie est de celles qui vont vers la lumière et nous conduit à poser les questions existentielles.


Cécile Guivarch

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Une note de lecture sur Metamorphose du chemin -Editions Eclats d 'encre
UNE NOTE D'ODILE BONNEEL DANS INTER CDI

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Avec Véronique Arnault lors de la lecture de Métamorphose du chemin à la galerie Bansard. 15/11/2014
Avec Véronique Arnault lors de la lecture de Métamorphose du chemin à la galerie Bansard. 15/11/2014
Lecture Galerie Bansard le 15/11/2014
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27 mars 2011 - Chateau de Coubertin
27 mars 2011 - Chateau de Coubertin

 

Lecture dans la réserve - 2 oct 2011 -Lydia Padellec & Hervé Martin
Lecture dans la réserve - 2 oct 2011 -Lydia Padellec & Hervé Martin